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Maintien d’un accès à l’allocation aux adultes handicapés (AAH) après l’âge de la retraite pour les personnes souffrant d’un handicap lourd et stable avec un taux d’incapacité supérieur ou égal à 80% (éligibles AAH1) sans avoir à solliciter l’ASPA

Mis à jour le 18 avril 2017

État d'avancement
effectif

A l’âge de la retraite, le régime de l’AAH1, allouée aux adultes souffrant d’un handicap lourd et stable avec un taux d’incapacité supérieur ou égal à 80%, diffère de celui de l’AAH2, qui concerne les adultes handicapés avec un taux d’incapacité compris entre 50 et moins de 80%. Ainsi, le bénéfice de l’AAH pour les personnes éligibles à l’AAH2 cesse automatiquement à 62 ans, âge légal de la retraite. En revanche, les adultes qui bénéficient de l’AAH1 peuvent se voir attribuer une AAH après l’âge de la retraite, mais cela n’est pas sans difficultés.

En effet, il convient pour cela d’entreprendre une bascule vers le régime de l’allocation de solidarité pour les personnes âgées (ASPA), puis de demander dans un second temps une AAH différentielle auprès de la Caf afin de compenser la baisse de revenus induite par le passage du régime de l’AHH à celui de l’ASPA (une différence à taux plein de minimum 7,46 euros par mois). Cette AAH différentielle permet également d’obtenir des compléments, ce qui est impossible avec le seul bénéfice de l’ASPA.

Le régime impliquait donc pour les bénéficiaires de l’AAH1 le recours à deux étages d’allocations pour arriver au montant de prise en charge initialement perçu avant l’âge de la retraite, ce qui entraînait nécessairement une multiplication des démarches administratives complexes. Cet état de fait pesait également sur les familles du bénéficiaire, car en cas de décès de ce dernier ses héritiers devaient s’acquitter du remboursement de l’ASPA perçue.

Depuis janvier 2017, tout bénéficiaire éligible à l’AAH1 avant l’âge légal de la retraite peut conserver le bénéfice de l’AAH après 62 ans, sans avoir préalablement à solliciter l’ASPA, ce qui contribue à réduire la charge administrative, mais également successorale, qui pèse actuellement sur les bénéficiaire et leurs proches.